refexe archaique et apprentissage

Les réflexes archaïques peuvent-ils bloquer les apprentissages de vos enfants ?

Vous avez déjà entendu ce terme de “réflexes archaïques” (ou “réflexes primitifs”) mais ne savez pas précisément ce que c’est. Vous pouvez aussi vous demander quel est le lien entre réflexes archaïques et l’apprentissage de vos enfants. Entre d’autres termes, quel est le lien entre le corps et les apprentissages. Voici une petite présentation des réflexes archaïques et des incidences sur les apprentissages de vos enfants.

“Quelques exemples de phrases souvent utilisés par les parents et qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille sur un éventuel réflexe archaïque persistant :

 

“Fais attention! Tu as encore fait tomber ton crayon!”

“C’est pas compliqué d’écrire sur les lignes!”

“Tiens-bien ton crayon, je te l’ai dit 100 fois!”

“Arrête de gigoter sur ta chaise!”

“Tu as encore écrit ton chiffre à l’envers!”

 

Quelques phrases qui parlent à beaucoup d’entre nous et des situations qui énervent bon nombre de parents. Et on peut le comprendre. Des choses qui paraissent extrêmement simples, peuvent être très difficiles à appliquer pour un ou plusieurs de leurs enfants. Cela rendant le moment des devoirs et des apprentissages des enfants, laborieux et pénibles. Enfants et parents, peuvent même voir ce moment de devoirs se transformer en un échange fort désagréable et conflictuel. Les parents n’étant, bien évidemment, pas épargnés par ces difficultés.

 

Vous entendrez régulièrement des petites phrases susurrées par votre entourage telles que “vous êtes trop stricte”, “vous êtes trop laxiste”, “il est paresseux”, “il est trop rêveur”, “il est maladroit”, “il n’est pas débrouillard”, “il est immature”, “il devrait faire des efforts”, “il a un problème” et j’en passe! Pas toujours facile alors que vous faites votre maximum chaque jour.

 

Et pourtant il y a une explication rationnelle à ses difficultés scolaires, une explication qui aiderait bon nombre de parents si ils la connaissaient. Une explication qui permettrait d’aider beaucoup d’enfants très efficacement. Pour la découvrir, je vous propose une petite plongée dans l’univers méconnu des réflexes archaïques ou réflexes primitifs.

 

 

Les réflexes archaïques : qu’est-ce que c’est?

A la naissance, vos enfants ont des réactions réflexes, qu’on appelle réflexes archaïques. Ces réflexes sont testés à la naissance : le bébé qui marche seul, ou qui rampe jusqu’au sein de sa maman, la main du nouveau-né qui se referme automatiquement si on glisse son doigt à l’intérieur… Ce sont des mouvements du corps, des réactions que le bébé ne contrôle pas, qui se font automatiquement, sans aucune réflexion. Le corps agit de lui-même. On appelle aussi ces réflexes, réflexes primitifs.

ReflexesArcha
                                                                         
Ces réflexes développés dans l’utérus et pleinement présents à la naissance se transforment progressivement en mouvement matures.
 
En effet, en grandissant ces réflexes devraient naturellement s’inhiber c’est à dire ne plus s’activer lors des stimulations sensorielles. Ils laissent alors leur place à des mouvements contrôlés, dissociés, choisis par celui qui les exerce. Lorsque c’est le cas, le contrôle corporel est opérationnel.
 
 

En moyenne, les réflexes sont présents chez les bébés de moins de 6 mois puis sont remplacés progressivement par des mouvements contrôlés. Chez certains enfants, les réflexes persistent parfois juste un peu, et d’autres fois, ils sont aussi présents qu’il l’était à la naissance ce qui rend les apprentissages extrêmement difficiles.

Pourquoi les réflexes n’ont-ils pas été intégrés ?

Cela peut différer selon les individus. Cela peut être la conséquence de d’un dysfonctionnement neurologique (pathologie). Cela peut être d’origine génétique. Cela peut également être d’origine environnementale. Parfois plusieurs origine sont couplés. Si la cause est d’origine environnementale, cela signifie que le développement moteur de la personne concernée, ne s’est pas effectué correctement. Tout ce qui a pu entraver la mobilité de l’enfant peut être responsable des difficultés liées aux apprentissages futurs. Les parcs, les trotteurs, les transats sont d’excellents exemples d’objet ayant pu limiter certaines positions et/ou mobilité du corps du bébé et ainsi entraver son développement. Il est notamment indispensable que l’enfant rampe ou marche à quatre pattes pour que son développement corporel se fasse correctement. Les développements cognitifs et émotionnels de l’enfant s’en trouveront, du même coup, développés également.

La campagne de santé “bébé sur le dos”, bien qu’ayant permis de limiter le nombre de décès liés à la mort subite du nourrisson, a également eu des répercussions sur le développement corporel des nourrissons. En effet, les nourrissons qui ont passés la majorité de leur temps sur leur dos ont eu plus de difficultés à développer les muscles de leur cou et le contrôle de leur tête ainsi que les habiletés motrice pour se retourner. Ceci va se répercuter sur les difficultés d’apprentissage à venir.

Quels sont les bonnes pratiques lorsque mes enfants sont en bas âges pour favoriser leur développement et leurs apprentissages futures ?

Vous l’aurez compris, n’utilisez pas de transat, de parc ou ultra ponctuellement pour des questions de sécurité. Et débarrasez-vous sur le champ de votre trotteur! Mettez à votre bébé des habits dans lesquels il peut se mouvoir. Placer-le régulièrement sur le ventre (en restant bien évidemment à proximité) et n’hésitez pas à le laisser sur le sol pour lui permettre de se muscler et de développer ses muscles posturaux. Permettez-lui d’explorer son environnement, cela joue sur bien des aspects dont la latéralité et la coordination.

Je vous invite également à suivre le rythme naturel de votre enfant, il marchera quand se sera le bon moment pour lui. Il n’a pas la maturité cérébrale pour décider de cela. Son corps sait pour lui ce qu’il lui faut. Il est important de ne pas le poussez à marcher trop tôt sans qu’il ne soit passer par le stade du quatre pattes. Si c’est le cas, il aura besoin, à coup sûr, de séances de rééducation.

Est-ce que cela change quelque chose dans la vie de tous les jours de mon enfant? Quelles conséquences sur ses apprentissages?

 

L’enfant doit se battre contre les réflexes de son corps, contre des gestes qui se font automatiquement. S’engage alors, à chacune de ses actions, une bataille entre sa tête et son corps. Entre ce qu’il veut et ce qu’il fait. C’est cette immaturité corporelle qui risque de conduire, à diverses étapes de sa vie à des difficultés d’apprentissage mais aussi à des difficultés comportementales ou émotionnelles.

 

Ces enfants n’en ont pas consciences mais il y a des signes qui ne trompent pas. Au-delà des tests qui peuvent être faits, on note, par exemple, beaucoup de fatigue chez ces enfants. Et pour cause! Imaginez l’énergie que cela peut demander que de se battre contre soi-même toute la journée! Cette fatigue s’accompagne également régulièrement de difficultés à se concentrer.

 

 

Ces enfants ont aussi, pour la plupart, une estime personnelle et une confiance en eux relativement basses. Ils mettent beaucoup d’énergie à faire ce que les autres enfants font rapidement et sans difficulté. Beaucoup en déduisent alors que leur intelligence est moindre. Ils peuvent être rassurés, il n’y a absolument aucun lien entre les difficultés moteurs que peuvent rencontrer ces enfants et leur fonctionnement cérébral. Ils ne présente non sont non seulement aucune déficience intellectuelle, mais développent de surcroît, grâce à cela, d’autres stratégies pour palier à ces difficultés corporelles.

Se sont aussi des enfants qui ont des positions étonnantes. On peut facilement les voir glisser un pied sous leur fesse, travailler à même le sol, s’allonger sur leur table de travail, enroule leur pied autour de leur chaise, ou encore se lever dès qu’ils en ont l’occasion. On les qualifie souvent d’enfants qui ont des “épines sous les fesses”, ils cherchent inlassablement une position qui leur serait confortable sans parvenir à la trouver.

Il est essentiel de ne pas dissocier corps et apprentissage et, au contraire, de garder en tête que le mouvement est non seulement au coeur du processus d’apprentissage mais constitue de surcroît un socle indispensable à cela. L’enfant est-il corporellement prêt à apprendre ? Voilà une question qu’il conviendrait de se poser avant tout processus d’apprentissage. Au gagnerait beaucoup à tester les enfants à l’école, cela faciliterait grandement leurs apprentissages, leur estime et leur confiance en eux ainsi que leur état de forme.

 

Quelles sont les difficultés scolaires que peut rencontrer mon enfant ?

On constate souvent des difficultés de lecture, d’écriture, de mathématiques.

Ils ont souvent des difficultés pour se concentrer ou des difficultés attentionnelles, ils sont souvent définis comme rêveurs. Ils ont besoin de se lever souvent pour libérer les tensions de leur corps. Ceci couplé à leurs difficultés à se concentrer peut amener à ce qu’il soit identifié comme étant TDAH.

Ce sont des enfants qui peuvent avoir du mal à écrire sur les lignes, qui forment mal les lettres ou qui au contraire les forme très bien mais au pris d’un temps important car la tâche est, dans tous les cas, fastidieuse, fatigante. Cela leur demande tellement d’efforts qu’ils ont souvent du mal à finir dans les temps. Ces enfants appuient parfois très fort sur leur crayon à tel point qu’ils peuvent parfois percer leur feuille. Ils ont souvent, pour écrire, une position fermée, crispée pour éviter d’être parasité par les mouvements de leur corps. Il se rigidifie. Ils peuvent également inverser les lettres ou les chiffres, avoir du mal à identifier leur droite de leur gauche.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive mais elle donne une bonne idée du profil d’enfant concerné.

Pourquoi n’est-ce pas développer dans les écoles ?

Des programmes ont été mis en place ainsi que des études indépendantes. Ces programmes ont été utilisés au Royaume-Uni, dans plusieurs pays européen, en Afrique du Sud, au Mexique. Utilisés dans les écoles à raison de Ils ont  minutes par jour, ils ont montré des résultats qui ne laissaient aucun doute possible sur leur efficacité. Les progrès scolaires des enfants étaient en non seulement en hausse mais impressionnants. Pourtant, cela n’a, à ma connaissance, été mis en place dans ces écoles qu’à titre expérimental.

Ces tests sont effectués systématiquement à la naissance du nourrisson. C’est donc qu’on reconnaît leur utilité dans le bon développement corporel du bébé. Il est donc surprenant que ces indicateurs ne soient pas suivis par la suite, au moment de l’entrée à l’école notamment, et qu’on ne propose plus de tester les enfants pour s’assurer de leur bon développement corporel, cognitif et émotionnel. La capacité à apprendre et intégrer certaines notions n’étant pas toujours liée à l’âge (capacité à rester assis, à rester concentrer, tenir un crayon, contrôler les mouvements oculaires…)

Et donc, est-ce le corps ou la tête qui guident les apprentissages?

La volonté ne peut rien contre les réflexes du corps! Votre enfant a beau avoir une volonté extraordinaire (c’est souvent le cas pour ces enfants habitués à se battre quotidiennement), le corps finit toujours par gagner.

L’enfant est tributaire de son corps et de ses réflexes. Tout du moins, tant qu’aucune rééducation n’aura été mise en place. Car il est possible de solutionner les difficultés liées à la non-intégration des réflexes.

Lors de la rééducation, les mouvements réflexes laisseront peu à peu place à des mouvement contrôlés. Et comme par magie, les apprentissages s’en trouveront grandement facilités!

En quoi consiste la rééducation en mouvements archaïques ?

Cela consiste en une série d’exercices à pratiquer quotidiennement. Les mouvements effectués reproduisent les différentes étapes du développement moteur naturel de l’enfant.

C’est la constance, la persévérance et la régularité qui constituent les clés du succès du programme de rééducation. Cela nécessite un véritable engagement.

Comme dans toute rééducation corporelle, le résultat n’est pas immédiat. C’est pourquoi dans un premier temps, je conseille de mettre en place des techniques de contournement pour que l’enfant puisse vivre de la façon la plus sereine et la plus confortable possible, en attendant que les exercices corporels soient intégrés et que le bien-être et la facilité qui en résulte puisse être savouré par l’enfant et ses parents.

Voici quelques vidéos sur France TV présentant notamment quelques réflexes d’un nouveau-né (3ème vidéo) entrant dans le bon développement des apprentissages futurs.

Découvrez les accompagnements individuels que je propose à proximité de Nantes (44).

Je peux aussi vous réorienter vers un spécialiste des réflexes archaïques si vous cherchez un praticien dans une autre région.

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